Voici un résumé de la gestion eau et assainissement sur l’Agglo de Béthune-Bruay. Les gestions du territoire par petits secteurs géographiques rejoignent progressivement la gestion commune (en régie publique).
Voici le rapport sur le prix et la qualité du service de l’eau (RPQS) de l’Agglo de Béthune-Bruay (CABBALR)
Le RPQS est un rapport annuel obligatoire, rédigé par les dirigeants des services de l’eau. Ci dessous, le RPQS de l’année 2024 pour la CABBALR.
(Ces rapports peuvent être consultés sur le site de chaque collectivité ayant en charge le service de l’eau et de l’assainissement.)
La CABBALR a pris la décision de s’orienter vers une gestion publique de l’eau centralisée sur tout le territoire, alors que la gestion était jusqu’alors dispersée entre plusieurs secteurs géographiques autonomes. Cette harmonisation se fait progressivement au fur et à mesure de l’échéance des contrats.
EAU SECOURS 62 et LES SCOLAIRES
En fin d’année 2025 les communes de Vimy puis de Rivière nous ont sollicités pour animer une rencontre avec les jeunes des écoles sur le thème de l’eau.
On trouvera ci dessous le détail de nos interventions animées par dix personnes de notre association.
D’autres interventions sont prévues pour l’instant, vers des scolaires dans un centre social de Liévin en mai prochain.
Assises de l’eau du bassin Artois Picardie
Une première réunion des Assises de l’eau du bassin Artois Picardie s’est tenue le LUNDI 3 DECEMBRE 2018 à la Cité Nature à ARRAS :
Son objectif : » Trouver des solutions pour permettre au territoire et à l’ensemble des acteurs d’adapter leur gestion de l’eau et leurs aménagements à l’heure du changement climatique ».
Des membres de eau … secours arrageois y étaient présents .
Vous pouvez vous rendre sur le site des « Assises de l’eau bassin artois Picardie » pour en savoir plus et notamment sur le programme 2025-2030
Une association partenaire d’eau…secours 62: Noeux Environnement
Noeux Environnement est une association adhérente d’eau secours. Ses objectifs sont multiples autour d’activités permettant la préservation des milieux naturels, l’initiation à un autre type de culture, la découverte de la faune et de la flore locale.
Nous savons que la qualité des sols et des zones humides est d’ une grande importance sur la qualité de la nappe phréatique dont nous nous alimentons, et de l’eau en général.
Entretenir les cours d’eau, stopper le ravinement des terrils du 11-19 à Loos en Gohelle, entretenir un jardin d’insertion, monter un espace de permaculture … Il parait que « l’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul » Gandhi …
Vous trouverez plus de précisions en vous rendant sur le site de l’association Noeux environnement .
LA QUESTION DE L’EAU DANS LE BOULONNAIS
L’eau potable, une denrée rare, à surveiller, dans le Boulonnais, d’après la Commission Locale de l’Eau du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE du Bassin côtier du Boulonnais).
Pourtant les dirigeants de la Communauté Urbaine du Boulonnais souhaitent valider le projet d’élevage géant de saumons: Pure Salmon, un projet porté par LOCAL OCEAN qui serait (notamment) gros consommateur d’eau douce.
L’emploi à tout prix ? quelles qu’en soient les conséquences ? N’est il pas temps de revoir l’orientation de nos productions et de notre consommation ? Le dessalement de l’eau de mer est-il vraiment envisageable en cas de pénurie, avec son coût énergétique ?
Un élu met en garde: « Vous vous expliquerez avec les Boulonnais quand ils manqueront d’eau »
Un recours juridique a été déposé afin d’annuler les autorisations accordées au promoteur de ce projet
Ci dessous le communiqué de presse d’eau secours 62 déposé lors de la prise de connaissance du projet et un article de Reporterre sur le sujet.
« Usine » à Saumons et Eau, dans le Boulonnais :
On marche sur la tête !
Les élus de la CAB ont récemment délibéré sur 2 dossiers:
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La gestion de l’eau : le vote d’une D.S.P ( Délégation de Service Public) à Véolia et un certain nombre de travaux destinés , entre autres à optimiser la ressource en eau.
Rappelons à ce sujet que eau … secours 62 a toujours été favorable à une gestion du service de l’eau en régie publique pour éviter la réalisation de bénéfices au seul profit d’une entreprise privée et de ses actionnaires.
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L’implantation d’une « usine » à poissons ( saumons)
Outre le caractère très discutable de la production de poissons, niant tout respect des milieux vivants, ses incidences, la question du « pourquoi » de ce type d’exploitation est complètement éludée.
Mais au-delà de ces considérations, on apprend que cette installation va absorber une quantité d’eau très importante.
Or , depuis au moins 2014, le S.A.G.E ( Schéma d’Aménagement et Gestion de l’ Eau) pointe le doigt sur une situation problématique dans le Boulonnais : la ressource en eau peut être menacée , notamment en période estivale et de sécheresse.
De surcroît, le Plan Climat Eau Energie Territorial comprend un volet sur la ressource en eau de notre territoire boulonnais , confirmant l’impérieuse nécessité de l’ économiser et de la préserver !
Et l’on sait que les plus gros consommateurs d’eau sont les entreprises , voire les productions agricoles.
Dès lors , quelle(s) solution(s) ?….
Peut-on raisonnablement, dans ce contexte, poursuivre les schémas des politiques de développement économiques et touristiques tant défendues par nos élus communautaires ?…
La solution préconisée est de trouver d’autres sources de production d’eau comme la désalinisation de l’eau de mer.
Mais qui va payer ?…
Avec quelles conséquences ces initiatives vont -elles aboutir sur le plan environnemental, écologique et financier ?….
N’est-il pas temps de raison garder et d’engager des politiques de bon sens pour plus d’humilité, de sobriété, sans que celles-ci ne se fassent aux dépens des habitants, déjà lourdement sollicités par des projets coûteux, et avec quels impacts pour la qualité de vie et de service ?… » eau secours 62
Reporterre: « En 2024, près de deux millions de saumons seront produits chaque année dans une ferme aquacole intensive, dans le Pas-de-Calais. Des accidents dans de telles structures ont déjà causé la mort de plusieurs centaines de milliers de poissons. Le projet — et son corollaire, une forte densité d’élevage — soulève d’importantes questions éthiques. »
A-Boulogne-sur-mer-un-elevage-industriel-de-saumons-desastreux-pour-le-bien-etre-animal
https://reporterre.net/A-Boulogne-sur-mer-un-elevage-industriel-de-saumons-desastreux-pour-le-bien-etre-animal
NOTRE EAU À L’AGGLO DE LENS-LIÉVIN
NB: Pour diverses raisons dont le refus du conseil communautaire de la CALL d’associer eau…secours 62 à ses réflexions , l’activité de l’association sur le secteur a été réduite pendant plusieurs années. Grâce à nos partenaires, nous avons pu cependant avoir des informations et transmettre nos remarques auprès des élus notamment ceux présents à la CCSPL ( commission consultative des services publics locaux ) .
En 2025 nous espérons pouvoir être plus actifs sur le secteur . Les adhérents intéressés peuvent contacter le collège solidaire pour cela.
Chacun a pu s’apercevoir d’un nouveau changement de nom pour nos factures d’eau . CALLEO remplace Eaux de l’Artois qui avait déjà remplacé Véolia mais il s’agit du même délégataire dont nous dénonçons l’emprise sur le territoire : En effet , son implication dans d’innombrables domaines dont ceux liés aux manifestations sportives ou festives de la communauté d’agglomération rend quasi impossible toute concurrence au moment du renouvellement des contrats de gestion de fourniture et traitement de l’eau .
Nous avons pu analyser les rapports annuels du délégataire véolia pour l’année 2023 ( derniers rapports produits) . Nous en mettrons quelques points d’analyse d’ici peu .
Nos conclusions sont proches de celles relatives aux rapports 2021 et 2022 .( voir ci-après).
Des rapports annuels de gestion pour l’année 2021 de Véolia (rapports annuels du délégataire) et de la Communauté d’Agglo (rapports sur le prix et la qualité du service de l’eau) , nous avons cru bon de tirer quelques informations qui nous paraissent importantes.
C’est le Mardi 13 septembre 2022 que s’est tenue la réunion annuelle obligatoire, qui est peu connue, de la Commission Consultative des Services Publics Locaux (CCSPL) de l’Agglo de Lens Liévin, qui concerne la gestion de l’eau sur notre territoire pour l’année écoulée 2021. Les rapports annuels (de 2021) de Véolia sont fournis à cette occasion, ainsi que le Rapport sur le Prix et la Qualité du Service de l’eau par le président de la CALL.
Vous savez sans doute que la CALL a signé 3 contrats avec Véolia: pour la production d’eau – la distribution de l’eau – et pour l’assainissement. Et vous savez que le financement de la gestion ne provient que de nos factures d’eau.
* Les 3 bénéfices bruts pour Véolia des 3 contrats sont très élevés; ils se montent à 4,9 Millions € au total pour l’année 2021 (tirés bien sûr de nos factures).
* Les marges bénéficiaires sont dignes d’intérêt: respectivement 20%, 11,8% et 20% !!! pour Production, Distribution et Assainissement. Ce sont sans doute parmi les meilleurs contrats pour Véolia puisque l’Agglo n’a jamais eu l’habitude de s’y intéresser (nous avons eu l’occasion d’interroger l’Agglo plusieurs fois à ce sujet).
* Les frais de siège de Véolia (“contribution aux services centraux et recherche”), impossibles à quantifier précisément et donc à vérifier, sont également élevés: 1,4 Million en tout. Une somme donc assez opaque prélevée aussi de nos factures.
* Le prix de l’eau :
Le montant de l’abonnement par Véolia (eau + assainissement) est très élevé = 70 euros TTC/an – Il défavorise les petits consommateurs. Le prix au m3 de l’eau est donné pour 120 m3 annuels. Mais pour les petits consommateurs (moins de 120 m3), il est + élevé avec cet abonnement important. (nous militons pour un abonnement très faible ou inexistant).
* Nouveau cette année pour la qualité de l’eau, la prise en compte (au niveau européen) de quelques métabolites nocifs (“pertinents”) de pesticides (ces métabolites sont des produits de dégradation de pesticides). Pour l’instant rien d’alarmant (apparemment) mais il ne faudrait pas que les solutions soient uniquement curatives (Véolia essaierait de placer son procédé de filtration par osmose inverse basse pression (OIBP), car la technologie est très rentable). La prévention vient du type d’agriculture.
* Le taux de renouvellement du réseau d’eau potable est de 0,34%. Il faudrait donc 300 années pour le renouvellement complet, alors que la durée de vie moyenne des matériaux n’atteint pas 100 années.
* Apparemment il y aurait des objectifs importants concernant l’assainissement qui seront peut être l’objet de précisions:
– Gestion des eaux pluviales: y a-t-il un objectif de diminution du réseau unitaire (eaux usées + eaux de pluie) afin de favoriser la recharge des nappes et désencombrer les stations d’épuration ou STEP? Il s’agit ici d’infiltrer au maximum les eaux pluviales plutôt que de les envoyer dans le réseau des eaux usées.
– Il est prévu 2 unités de réutilisation des eaux usées: est ce à partir des STEP ? et pour quels usages ?
Voilà ce que nous voulions souligner.
Les remarques ou questions sur ce sujet sont les bienvenues.
Nous possédons les différents rapports que nous pouvons éventuellement faire parvenir. Notamment les comptes annuels résultats d’exploitation de Véolia. S’il y a encore autour de vous des questions concernant les factures d’eau, n’hésitez pas non plus. Ce message peut être divulgué.
Le collège local d’eau secours 62
LA GESTION DE L’EAU SUR L’AGGLO DE LENS-LIEVIN
NB: L’article ci dessous a été écrit en 2021. Les chiffres seraient à actualiser mais le principe de la gestion choisie par les élus de la CALL et les conditions du contrat avec Véolia ont peu changé.
Le prix – Véolia – Ses bénéfices – Les « frais de siège » – La transparence de la CALL …
L’EAU ET L’ASSAINISSEMENT À LA CALL
par l’association eau secours 62 sur Lens-Liévin
Ce service est géré en délégation de service public (ou DSP, sous forme d’affermage), confié à Véolia, par 3 contrats séparés: la production d’eau, la distribution de l’eau, et l’assainissement.
* L’eau provient de 23 captages sur l’ensemble du territoire. Au fil du temps, 11 captages ont dû être abandonnés pour cause de pollutions importantes. Comme cette production d’eau n’est pas suffisante pour les 250 000 h de l’agglo, plus du ¼ de l’eau est achetée et acheminée depuis l’usine de traitement de l’eau de la Lys (le SMAEL près d’Aire sur la Lys) : 3,5 millions de m3 sur les 12 millions distribués.
* Le prix de l’eau au m3 en 2020, et pour 120m3/an, était de 5,11 euros/m3 TTC, comprenant l’eau, l’assainissement et la part agence de l’eau. La part assainissement est légèrement supérieure à la part eau potable.
Sur les factures, à l’intérieur des tarifs de l’eau et de l’assainissement, il faut distinguer le tarif du délégataire Véolia et le tarif communautaire (CALL). La part communautaire correspond aux gros investissements, la part Véolia à la gestion elle même.
On peut observer que Véolia introduit un abonnement élevé : de 67 euros/an par abonné. Ce qui augmente le prix au m3 pour les petits consommateurs (en dessous de 120m3/an). Certaines communautés ont supprimé l’abonnement (qui est facultatif) ou ont un montant beaucoup plus faible.
* Le calcul du prix : La part communautaire correspond donc au remboursement des gros investissements. Le tarif du délégataire est lui, défini au départ à la signature du contrat, et est augmenté chaque année à l’aide d’un coefficient signé aussi contractuellement, et qui est plus élevé que l’inflation (1,8 % en 2020). L’agence de l’eau Arois Picardie fixe elle même son tarif au m3.
* Les bénéfices de Véolia apparaissent chaque année sur son rapport annuel, obligatoire. Ces bénéfices pour les trois contrats sont élevés : sur les 5 dernières années le bénéfice se monte à 25 millions ( 24 984 800 euros), soit en moyenne 50 euros/an tiré de la poche de chaque abonné (en prenant 100 000 abonnés pour la CALL) . Les marges bénéficiaires (importantes) tournent autour de 15 % suivant l’année et les contrats, et dépassent même parfois les 20 % !
* A côté des bénéfices ci-dessus affichés par Véolia, on peut parler d’autres formes de bénéfices paraissant dans les charges et donc tirés aussi de nos factures : un exemple, pour les « contributions aux services centraux et recherche » (ou « frais de siège »), impossibles à justifier précisément, et elles mêmes aussi élevées : 8 762 000 euros sur les 5 dernières années.
* Les contrats : les échéances sont à fin 2024 pour la distribution de l’eau, mi 2025 pour la production. L’assainissement a été reconduit en DSP au 1er janvier 2020 : nous avions demandé à l’époque, l’analyse qui avait été faite par la CALL concernant la poursuite d’une délégation au privé plutôt qu’une régie, à propos de l’assainissement. Malgré plusieurs demandes, nous n’avons pas eu satisfaction. Nous voulons souligner aussi que lors du renouvellement du contrat de l’eau en 2012, et suite à des manifestations d’usagers réclamant une étude d’un retour en régie, la CALL avait accordé la création d’un observatoire de l’eau avec participation de représentants d’usagers, avec une réunion minimum/an. Bien que figurant au contrat, cette clause n’est pas respectée.
* Nous suivons enfin avec intérêt la mise en place d’une régie publique de l’eau et de l’assainissement à la Communauté d’Agglo de Béthune Bruay (CABBALR), avec participation de représentants d’usagers au conseil d’exploitation. Transparence totale et participation d’usagers, qui ne peuvent exister avec un service délégué à Véolia comme sur la CALL.
L’élevage intensif de poissons n’est pas une solution pour notre alimentation
Consommation d’eau, pollutions, coût énergétique … (sans oublier la question du bien être animal) …
Plusieurs associations ont lancé un recours juridique afin d’annuler les autorisations délivrées à Local Océan pour Boulogne sur mer. Nous pensons que l’élevage intensif de poissons n’est pas une solution pour l’alimentation des habitants.
Les associations qui portent ce recours juridique lancent un appel à dons (en fin de message) pour les frais d’avocats et éventuellement d’appel. Ces dons sont défiscalisables. Merci de soutenir cette action.
eau secours 62
Le projet d’usine à saumons (commune de Le Portel) est porté par la société Local-Océan-France (LOF). Ce n’est pas un élevage en mer mais sur terre, qui vise une production de 9000 tonnes par an de poisson dans un premier temps.
L’impact environnemental de ce projet nous paraît inacceptable. En particulier :
1. Les conditions d’élevage réservées aux saumons sont, bien sûr, concentrationnaires
Les œufs arrivent d’Islande par avion. Les poissons sont élevés dans des bassins de 7 m de hauteur et 19 m de diamètre dans un bâtiment en béton.
2. Le fonctionnement demandera un volume d’eau et une énergie considérables
L’eau de ces bassins sera de l’eau de mer prélevée à 760 m de la plage de Le Portel et dans les eaux du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale : 7500 m3 seront pompés par heure, 800 m3 alimenteront les bassins, 200 m3 seront dessalés pour les jeunes poissons, le reste servira à refroidir les bassins selon le principe d’une pompe à chaleur. Le total des prélèvements journaliers s’élèvera à 180 000 m3. Le même volume sera rejeté quotidiennement. Le fonctionnement sera donc énergivore pour tenter de pallier son caractère contre-nature.
3. Il induira des rejets potentiellement polluants en mer (rade de Boulogne ouverte sur les eaux du Parc naturel marin des estuaires picards et de la côte d’Opale)
Le rejet, estimé à 1000 m3 par heure, se fera à environ 400 m du rivage par un tuyau posé dans la rade de Boulogne (bassin Roro). Les eaux seront rejetées dans un milieu marin en partie fermé à une température plus élevée, enrichies en phosphore (87 tonnes par an), azote (260 tonnes par an) et particules fines malgré leur épuration préalable.
Outre par un apport direct de polluants, une dégradation des eaux littorales est attendue du fait de la remise en suspension, en relation avec un débit de rejet similaire à celui du fleuve côtier la Liane en été, de pollutions anciennes aux métaux lourds actuellement enfouies dans les sédiments du bassin.
La société Local Océan France a obtenu :
- un permis de construire délivré par le maire du Portel le 02 octobre 2023
- une autorisation environnementale délivrée par le Préfet du Pas-de-Calais le 14 février 2024.
- une autorisation de prise d’eau et de rejet en mer délivrée par le même Préfet le 16 février 2024.
Nos associations considèrent que ces autorisations n’auraient pas dû être délivrées car les impacts environnementaux du projet ne sont pas acceptables.
Compte tenu des délais de recours, elles ont un besoin urgent de votre soutien pour en obtenir l’annulation dans le cadre d’une action commune.
Le GDEAM-62 (association départementale) a attaqué le permis de construire devant le Tribunal administratif de Lille, ce que n’ont pas pu faire les autres associations engagées sur les autres recours.
Le GDEAM-62, la fédération France Nature Environnement Hauts-de-France, la fédération Nord Nature Environnement ont préservé leur délai de recours au Tribunal administratif en faisant un recours gracieux auprès du Préfet du Pas-de-Calais pour qu’il retire l’autorisation d’effectuer la prise d’eau en mer avant un vraisemblable recours au TA.
Le GDEAM-62, France Nature Environnement Hauts-de-France, Nord Nature Environnement et L214 vont engager un recours commun contre l’autorisation environnementale.
Nos 4 associations ont décidé de confier leurs intérêts à une même avocate et de lancer un appel à dons pour recueillir les fonds nécessaires à leur contribution respective au recours commun.
Nos associations ne défendent aucun intérêt privé, n’ont pas d’autre but que de servir l’intérêt général et leur objet social environnemental. En conséquence, vos dons seront défiscalisables selon la réglementation en vigueur (66%). Les dons versés directement à la plateforme de dons HelloAsso recevront en retour une attestation de paiement et un reçu fiscal. Les dons versés par chèque ou virement aux associations donneront également lieu à un reçu fiscal par les associations.
CABBALR
Le SIVOM du Béthunois a été rattaché à la CABBALR pour sa gestion su service de l’eau . Nous n’avons pas encore pu être représentés au conseil d’agglomération. Il est important de savoir que la gestion de l’eau à la CABBALR est assurée par la régie publique De Béthune-Bruay-Artois Lys-Romane.
Jusqu’en 2019, nous avons été invités à faire partie de la CCSPL du Sivom du Béthunois, alors indépendant pour ce service assumé par les autorités publiques. Ci après un CR de la dernière CCSPL eau de ce SIVOM.
» Nous avons participé à la réunion de la commission consultative des services publics locaux CCSPL consacrée au service de l’eau potable ( production et distribution ) sur le secteur du SIVOM du Béthunois ( 19 communes sur 23 sont rattachés à ce service en REGIE ) .
Outre les élus compétents sur le sujet et les techniciens en charge du dossier, Y participait aussi un représentant de l’UFC que choisir, bien au fait du sujet , ce qui a rendu la réunion très intéressante.
Comme les années précédentes nous avons pu poser toutes les questions relatives à la consommation, au prix et à la facturation, aux impayés, au rendement du réseau, à la protection de la ressource et aux garanties en terme d’alimentation des usagers . Nos interlocuteurs ont apporté toutes les réponses possibles et ont montré une fois de plus que le service de l’eau en régie est possible, qu’il permet aux élus de conserver une connaissance approfondie de ce domaine de responsabilité .
La loi NOTre oblige que la compétence eau soit attribuée aux communautés d’agglomération à partir de l’an prochain et le SIVOM du Béthunois perdra sa compétence actuelle. C’est la CABBALR ( communauté d’agglo Béthune Bruay Artois Lys Romane ) qui aura en charge ce service comme elle l’a déjà pour certains secteurs géographiques et pour l’ensemble du service d’assainissement . Le personnel technique dédié sera repris par la CABBALR tout en étant maintenu dans les locaux techniques du secteur . Il faut savoir que l’ Association des maires ruraux de France avait engagé une action pour que ce transfert de compétence ne soit pas obligatoire mais les députés ne l’ont pas suivie.
Malgré tout, l’avenir est toujours incertain quant au regroupement des syndicats d’eau, avec les atermoiements du gouvernement, et les municipales de l’an prochain.L’agglo Béthune Bruay Artois Lys Romane est très hétérogène dans ses choix de gestion actuels et on peut supposer que le changement sera complexe d’une part, qu’il y aura des luttes d’influence suite aux élections d’autre part . Quel choix seront faits pour les divers contrats en Délégation de service public, pour la gestion des secteurs qui étaient en régie, etc? NB que certains contrats de DSP à Véolia ou à la SAUR courent jusqu’en 2032…. Sera t-il possible d’imaginer une harmonisation avant cette date? Le prix unique de l’eau sur l’ensemble de la communauté est une obligation à venir, avec une période de « lissage » qui pourrait être de 10 ans.
Eau…secours 62 sera t-elle réinvitée à participer à la future CCSPL de la communauté d’agglo? Y aura t-il des SOUS- CCSPL locales? Depuis 2013 nous avons été présents à celle du SIVOM du Béthunois et nous avons pu apprécier cette collaboration avec nos interlocuteurs convaincus comme nous de l’intérêt de garder ce service de l’eau en régie . »

