Le GRAND LYON revient à la régie publique

Lundi 14 décembre 2020, la Métropole de Lyon tourne une page historique en votant la création d’une régie publique de l’eau et, partant, la fin de plus de 160 ans de délégation privée, dans une ville qui a vu naître les deux géants mondiaux du secteur (la Générale des eaux, créée pour gérer le réseau lyonnais, et quelques années plus tard la Lyonnaise des eaux, fondée par des Lyonnais pour administrer le réseau parisien). Promesse de campagne du nouveau président écologiste Bruno Bernard, le retour à une régie publique métropolitaine de l’eau devra permettre la mise en place d’une « tarification sociale et progressive sans hausse de tarif » et de « limiter la surconsommation » d’une ressource plus aussi inépuisable qu’on ne l’imaginait dans une ville abreuvée par deux « fleuves ».

Voici en introduction de son article dans le média indépendant lyonnais L’Arrière – Cour ce qu’écrit la journaliste Maïa Rosenberger

En quoi la maîtrise publique améliore-t-elle la gestion de l’eau ?

« Finalité écologique, finalité démocratique, finalité de droit humain (non-exclusion), finalité d’équité (péréquation), sont toutes des objectifs qu’aucune entreprise privée n’a vocation à assumer mais que doivent poursuivre les autorités publiques. Si la maitrise publique n’est pas une GARANTIE d’une bonne gestion, elle seule, nous permet de choisir les finalités d’intérêt public avant celle de rentabilité : la vie avant le profit au sens propre. »

Sylvie Paquerot
Professeure agrégée, École d’études politiques, Université d’Ottawa (Canada)
Membre du CA de la Fondation Danielle Mitterrand

En quoi la maîtrise publique améliore-t-elle la gestion de l’eau ?

Bruxelles adhère au réseau « communauté bleue »

Ce réseau garantit le caractère public du gestionnaire et ses membres s’engagent à interdire l’’eau embouteillée dans les établissements publics et lors d’événements municipaux.

Parmi les principales villes actuelles du réseau: Berlin, Munich, Paris, Madrid  …..

bruxelles-adhere-au-reseau-communaute-bleue 

« A une époque où le monde est confronté aux conséquences du changement climatique, l’industrie de l’eau embouteillée nécessite des quantités massives de combustibles fossiles pour fabriquer et transporter son produit.

Une quantité importante d’eau est également nécessaire pour embouteiller de l’eau. Le processus de production nécessite de trois à cinq litres d’eau pour produire un litre d’eau embouteillée.

Afin de persuader les gens de dépenser jusqu’à 3 000 fois ce qu’ils dépensent pour l’eau du robinet, les compagnies d’eau embouteillée publicisent leurs produits comme étant une alternative plus sécuritaire et plus saine. Rien ne peut être plus loin de la vérité. »

 

 

A BOURGES

Bourges: urgence pour l’eau potable

Un collectif s’est constitué pour la préservation de l’eau dans le Cher et à Bourges. Il est composé de l’Association de Veille Environnementale du Cher (AVEC), de l’Association Force Ouvrière Consommateurs (AFOC), de l’Association des Maraîchers de Bourges (AMB), etc. Une première réunion publique à Bourges en janvier a pointé les principaux enjeux concernant l’eau potable dans l’agglomération.

VENT DEBOUT CONTRE LA NEIGE ARTIFICIELLE par France Nature Environnement

DES INVESTISSEMENTS DE PLUS EN PLUS LOURDS SUR FONDS PUBLICS,
SANS TENIR COMPTE DES MUTATIONS LIÉES AU CHANGEMENT CLIMATIQUE ,                          ET UN GASPILLAGE QUI NE PROFITE QU’À UNE MINORITÉ DE PRIVILÉGIÉS

C’est à l’occasion de la baisse historique du niveau du lac d’Annecy enregistrée à l’automne 2018 que le pôle montagne de la FRAPNA a été interrogé par plusieurs medias sur la neige artificielle et les conflits d’usage éventuels que son développement pouvait engendrer.

En réponse, le pôle montagne a développé et actualisé un argumentaire élaboré à la suite de la COP 21.

Il soutient en substance que si la neige artificielle a été inventée à l’origine pour pallier des déficiences d’enneigement momentanées, le problème réside dans la rapide transformation de ces « rustines » en instrument constitutif d’une mutation qui a vu le ski se transformer en un véritable « ski artificiel » aux incidences environnementales critiques qui ne sont pas prises en compte.

Car dans un contexte commercial très concurrentiel, s’alignant à marches forcées sur les pays européens concurrents, l’équipement en neige artificielle est devenu systématique sur les domaines skiables français, où l’on raisonne désormais en « taux de couverture », et non plus en adéquation des seuls besoins.

Par ailleurs des mutations liées au changement climatique ne sont pas prises en compte. Car désormais la saison d’enneigement est de plus en plus retardée et plus courte. Et les pluies sont plus abondantes que les chutes de neige.

Dans ce contexte, les investissements lourds indispensables au développement à marches forcées de la neige artificielle, amortissables sur de longues périodes, sont une véritable aberration, puisqu’ils sont très fortement subsidiés par de l’argent public.

Un gaspillage qui ne profite de surcroît qu’à une minorité d’élites privilégiées…

Autant de constats et de pistes de réflexion qui légitiment la publication de la Note de positionnement du pôle montagne de FNE Auvergne Rhône Alpes que nous publions ci-après.

(transmis par Marc Laimé)

neige_artificielle_-_Pole_montagne_FNE_AURA_decembre_2018_–

LES MULTINATIONALES ET LA GESTION DE L’EAU

« SAUR, VEOLIA, SUEZ même combat : tondre les salariés et les usagers ! »

A Nîmes métropole cette association d’usagers se bat pour une remunicipalisation de l’eau. Leurs arguments et leurs actions sont les mêmes que les nôtres dans le Pas de Calais.

Gestion peu transparente, frais de siège importants et opaques, des élus qui regardent ailleurs …

Nimes et la DSP 2019_01_08