VENT DEBOUT CONTRE LA NEIGE ARTIFICIELLE par France Nature Environnement

DES INVESTISSEMENTS DE PLUS EN PLUS LOURDS SUR FONDS PUBLICS,
SANS TENIR COMPTE DES MUTATIONS LIÉES AU CHANGEMENT CLIMATIQUE ,                          ET UN GASPILLAGE QUI NE PROFITE QU’À UNE MINORITÉ DE PRIVILÉGIÉS

C’est à l’occasion de la baisse historique du niveau du lac d’Annecy enregistrée à l’automne 2018 que le pôle montagne de la FRAPNA a été interrogé par plusieurs medias sur la neige artificielle et les conflits d’usage éventuels que son développement pouvait engendrer.

En réponse, le pôle montagne a développé et actualisé un argumentaire élaboré à la suite de la COP 21.

Il soutient en substance que si la neige artificielle a été inventée à l’origine pour pallier des déficiences d’enneigement momentanées, le problème réside dans la rapide transformation de ces « rustines » en instrument constitutif d’une mutation qui a vu le ski se transformer en un véritable « ski artificiel » aux incidences environnementales critiques qui ne sont pas prises en compte.

Car dans un contexte commercial très concurrentiel, s’alignant à marches forcées sur les pays européens concurrents, l’équipement en neige artificielle est devenu systématique sur les domaines skiables français, où l’on raisonne désormais en « taux de couverture », et non plus en adéquation des seuls besoins.

Par ailleurs des mutations liées au changement climatique ne sont pas prises en compte. Car désormais la saison d’enneigement est de plus en plus retardée et plus courte. Et les pluies sont plus abondantes que les chutes de neige.

Dans ce contexte, les investissements lourds indispensables au développement à marches forcées de la neige artificielle, amortissables sur de longues périodes, sont une véritable aberration, puisqu’ils sont très fortement subsidiés par de l’argent public.

Un gaspillage qui ne profite de surcroît qu’à une minorité d’élites privilégiées…

Autant de constats et de pistes de réflexion qui légitiment la publication de la Note de positionnement du pôle montagne de FNE Auvergne Rhône Alpes que nous publions ci-après.

(transmis par Marc Laimé)

neige_artificielle_-_Pole_montagne_FNE_AURA_decembre_2018_–

LES MULTINATIONALES ET LA GESTION DE L’EAU

« SAUR, VEOLIA, SUEZ même combat : tondre les salariés et les usagers ! »

A Nîmes métropole cette association d’usagers se bat pour une remunicipalisation de l’eau. Leurs arguments et leurs actions sont les mêmes que les nôtres dans le Pas de Calais.

Gestion peu transparente, frais de siège importants et opaques, des élus qui regardent ailleurs …

Nimes et la DSP 2019_01_08

Retour à une régie publique de l’eau: Un pas de plus vers une gestion publique, écologique et démocratique de l’eau

  C’est donc possible …
Les élus de la communauté de communes Ouche et Montagne ( CCOM), réunis le 15 novembre en conseil communautaire, ont majoritairement décidé de ne pas valider la proposition du président de la CCOM qui consistait à reconduire une gestion de l’eau potable par Délégation de Service Public à une entreprise privée (actuellement Suez). Par ce vote, les élus ont donc majoritairement fait le choix de reprendre la gestion de l’eau potable en régie publique inter-communale.

« Nous demandons que dans la préparation, puis dans la configuration de la future régie publique, soit sérieusement envisagée la place des usagers »

Convergence nationale de collectifs de défense et promotion des services publics

Samedi 15 décembre / 9h-20h / Assemblée générale de la Convergence nationale de collectifs de défense et de promotion des services publics / Maison des syndicats, 11 rue des Archives, Créteil / métro Créteil préfecture

la Coordination Eau bien commun France et la Coordination Eau Île-de-France organisent cette assemblée générale . On peut imaginer que d’autres suites favorables aux services publics et notamment celui de l’eau en seront la conséquence.

9h45-12h : Ateliers Comment converger, se mobiliser, gagner ? et notamment, l’atelier N°4: « Eau, écologie, vers de nouveaux services publics »

Le mouvement en faveur de la gestion publique de l’eau continue à se développer. De nombreuses luttes et des avancées importantes sont en cours. En Île-de-France avec la non adhésion au SEDIF de trois territoires; à Toulouse, avec le « référendeaum », les citoyens exigent d’être informés et consultés sur l’avenir de la gestion de l’eau; en Côte d’Or, à Ouche et Montagne, avec la décision des élu-es de ne pas renouveler la DSP, etc, etc. Ces actions portent de nouvelles exigences et dessinent les contours de nouveaux services publics, en particulier dans le domaine de l’écologie. La seconde partie de l’atelier permettra d’aborder de façon plus générale la question de l’écologie et des services publics.
Animé par la Coordination Eau bien commun France et la Coordination Eau Île-de-France.
Inscription ici:
 

Coordination eau Île-de-France

103 bis, rue de Charenton
75012 PARIS
Tel: 09 80 48 71 26

Extractivisme : Les risques à connaître

L’extractivisme un modèle d’exploitation intensive des ressources naturelles

Par industries extractives France Libertés entend toutes les activités qui touchent à l’extraction de produits minéraux présents à l’état naturel sous forme solide, liquide ou gazeuse, ce qui inclut à la fois les minerais, les hydrocarbures et les gaz. Les mines à ciel ouvert ou les forages de gaz de schiste en sont des illustrations concrètes.

L’extractivisme désigne un modèle d’exploitation des ressources naturelles, basé sur l’excès, pour répondre aux besoins croissants de nos sociétés de surconsommation. Il repose sur  l’idée d’une quête sans fin ni limites des matières premières, dont la raréfaction liée à leur surexploitation implique d’aller les chercher toujours plus loin, plus profond et d’employer des techniques toujours plus invasives et dangereuses pour la santé et l’environnement. Il repose également sur la captation d’une grande quantité de ressources pour faire fonctionner ses activités, notamment l’eau. Ces pratiques génèrent toujours plus de gaz à effet de serre et bouleversent le cycle de l’eau, aggravant ainsi toujours plus la crise climatique.

Parce qu’il décrit un système, l’extractivisme désigne également, au sens large, toutes les pratiques d’exploitation des ressources naturelles à outrance orientées vers une économie globale déconnectée des réalités locales (comme les monocultures de taille industrielles et les grands barrages hydroélectriques). Par extension, parler d’extractivisme c’est également parler des infrastructures et aménagements que ces grands projets impliquent : déforestation massive, autoroutes traversant des espaces naturels protégés ou des territoires autochtones dans le seul but d’acheminer les matières extraites vers leur port d’exportation, etc.

Des conséquences multiples désastreuses pour l’environnement et les peuples

L’extractivisme génère un cortège de bouleversements environnementaux et sociaux. Il implique d’abord des pollutions massives qui causent des dommages irrémédiables aux écosystèmes et mettent en péril de nombreux droits élémentaires des populations riveraines, notamment le droit à vivre dans un environnement sain et le droit à l’eau. En affectant grandement la quantité et la qualité de l’eau disponible pour les populations, les projets extractifs violent ce droit humain fondamental pour lequel la Fondation France Libertés lutte depuis plus de 15 ans.

Pour lire la suite , aller sur le site de France Libertés

https://www.france-libertes.org/fr/extractivisme/

Le droit à l’eau dans la constitution- Commentaires

Faire entrer le droit à l’eau dans la constitution, comme d’autres pays européen ou du monde l’ont fait, aurait une grande signification pour nous et pour l’ensemble de la planète.

° L’accès à l’eau potable pour la boisson et pour l’hygiène doit être universel, donc y compris  pour les personnes en situation précaire ou sans abri.

° Le droit à l’eau, c’est aussi le droit à l’assainissement.

° La gestion de l’eau ne peut être source de profit.     » Si l’eau est effectivement un bien commun et un droit fondamental, peut-elle être confiée à des intérêts privés ? Peut-elle être considérée comme une marchandise comme une autre, et source de profit et de spéculation ? »

° Au droit à l’eau s’ajoute un droit de l’eau. Où la nature est considérée comme un sujet de droit: c’est le respect de l’eau.

° L’eau c’est aussi la sécurité alimentaire: « L’ eau est alors présentée comme un bien essentiel pour le développement et pour la souveraineté alimentaire et forme partie des politiques de redistribution et de la lutte contre la concentration des terres. »

Ci dessous la proposition de loi.

Proposition de loi FI

 

Vers la régie de METZ-Métropole

En 2018, huit communes de Metz-Métropole intégreront une régie publique commune d’eau. Pour Montigny et ses voisines, elle remplacera la Saur. L’idée est d’avoir un meilleur service pour moins cher

Au 1er  juillet prochain, la Saur ne sera plus chargée de l’entretien des circuits d’eau potable à Montigny-lès-Metz. Ni à Montigny, ni dans les cinq autres communes du contrat d’affermage signé en 1993 avec la société privée. « C’est une volonté politique. Metz-Métropole reprend le projet de régie municipale de la Ville de Montigny pour l’appliquer sur une partie de son périmètre, explique François Gérard. Le directeur du service Eau de Montigny changera de casquette pour devenir directeur de la Régie de l’Eau de Metz-Métropole. Y adhéreront d’abord une, puis sept, enfin dix des 44 communes de la métropole

 

Le calendrier

  • 1er  janvier 2018: La Maxe sera la première commune à intégrer la régie publique.
  • 1er  juillet: fin du contrat d’affermage de la Saur. Six communes entrent dans la régie : Montigny-lès-Metz, Châtel-Saint-Germain, Moulins-lès-Metz, Augny, Marly, Scy-Chazelles (Bas).
  • Fin 2018: entrée de Féy.
  • Mars 2019: entrée de Marieulles-Vezon.
  • Vers 2021: entrée de la dernière et dixième commune adhérente : Rozérieulles.

Pour l’instant, les 34 autres communes de Metz-Métropole ne la rejoignent pas.