RECHERCHE DES MICROPOLLUANTS DANS LES EAUX DES STATIONS D’ÉPURATION DES EAUX USÉES

Voici un document du ministère de l’environnement de 2016.

( Il est précisé qu’il n’est pas paru au journal officiel, cela veut il dire qu’il n’est pas applicable ? –  mais pourtant digne d’intérêt … )

Note officielle sur

La recherche de micropolluants dans les eaux brutes et dans les eaux usées traitées des stations d’épuration (STEU).

Résumé:

« Il est essentiel de rappeler que les STEU ne sont pas conçues pour éliminer ou réduire les concentrations des micropolluants dans les eaux traitées et que le transfert de micropolluants dans les boues ne peut constituer une solution environnementale acceptable. Ainsi la réduction à l’amont de la STEU est la solution à privilégier vis à vis de toute action de traitement à l’aval de la STEU.

Une stratégie en 2 temps :

  • recherche des µpolluants dans les eaux brutes et les eaux de sortie (liste des µpolluants en annexe 5)

  • une phase de diagnostic à l’amont de la STEU afin de localiser les sources d’émission, et une identification des actions de réduction pertinentes.

Début de la première campagne : 2018 (avant le 30 juin).

Le maître d’ouvrage de la STEU devra procéder dans une année à une série de 6 mesures dans les eaux brutes et les eaux traitées espacées d’au moins un mois.

Les résultats sont transmis à l’agence de l’eau. »

 

Les eaux brutes sont les eaux usées à l’arrivée dans la station. Le surnageant des bassins ronds de décantation en fin de parcours sont les eaux traitées et sont rejetées dans un cours d’eau (les « boues » se déposent au fond de ces bassins).

 

Recherche des µpolluants des STEP Ministère de l’environnement note_technique_RSDE_STEU_2016_signeeDEB

 

 

VÉOLIA ET L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE

Pour relever le défi du changement climatique, Antoine Frérot PDG de Véolia préconise notamment « l’économie circulaire », c’est à dire le traitement et la réutilisation des eaux usées de toutes natures.

Bonne idée, mais c’est aussi vouloir pérenniser notre système de production et de consommation actuel. Plus on pollue, plus on doit traiter, et plus l’entreprise réalise des bénéfices.

Voir ci dessous l’article de presse: « Une expérience qui pose question: bientôt des eaux usées pour irriguer nos champs ? »

« La semaine des Pyrénées »  30 novembre 2017

« L’industriel ne veut il pas simplement passer outre la protection de l’environnement et de la santé ? n’est ce pas prolonger un modèle agricole qui va à sa perte ? N’y a-t-il pas appropriation de la ressource en eau ? »

REUT  (Réutilisation des Eaux Usées Traitées)